Rencontres :

Mireille Girardo


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Mireille Girardo

 

 

 

 

 

 

 

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Mireille GIRARDO,

rassurante comme le parfum du fournil en pleine cuisson
forte comme la croûte craquante d'un pain de campagne
nourrissante et tendre de l'intérieur .....comme sa mie !

C'est en 1954 que Mireille GIRARDO, originaire du nord de l'Italie, s'installe à GONFARON
comme boulangère. Connue pour la qualité de ses produits, elle l'est aussi pour son dévouement aux plus malheureux.

Qu'une détresse soit signalée, dans les environs ou au-delà des frontières, la boulangerie devient le lieu d'une chaîne informelle de solidarité... un mot collé à la vitrine, le bouche à oreille se met à fonctionner et les bonnes volontés font écho à l'appel de Mireille.

C'est ainsi que durant les dernières décennies, Mireille Girardo, par ses contacts en Bosnie et en Roumanie, a été confrontée à des situations humaines dramatiques. Sa foi fervente, nourrie par ses nombreux pélerinages à Medjugorje, la place simplement devant une évidence : ces personnes en difficulté doivent être secourues dans l'urgence, là où elles vivent. Par la suite, il faut trouver, avec elles, les moyens qui leur permettra, à plus long terme, de s'en sortir.

En 1980, en Bosnie, des milliers d'orphelins sauvés, quelle que soit leur religion, par le père Joso Zovko, ont vu leur sort adouci par des parrainages limités dans le temps et une aide matérielle leur permettant de se construire un avenir. Le temps passant, les enfants de la guerre grandissant et prenant leur « envol », l'orphelinat, accueille dorénavant, des enfants abandonnés, nés le plus souvent dans les milieux de la prostitution et de la drogue et pour lesquels, un soutien continue à être fourni.

Il en va de même pour l'aide apportée à la communauté « Le Cénacle » de Medjugorge. Ce centre fermé accueille de jeunes drogués en détresse physique et psychologique. La conception de la « thérapie », mise au point en Italie par Sr Elvira, aide les adolescents en souffrance, en leur offrant l' accompagnement continu et personnalisé d'un aîné qui a vécu le même calvaire et s'en est sorti. Un horaire de vie régulier où alternent des temps de travail manuel et de prière, leur permet de se reprendre en main, d' établir de nouveaux repères, pour repartir dans une vie libérée de l'asservissement de la drogue.

M.Girardo, après avoir sollicité des dons en vivres, vêtements, linge de maison, objets de première nécessité s'adapte, dès à présent, aux impératifs douaniers locaux qui freinent ce type d'aide. On peut comprendre que des dons en argent sont mieux adaptés au contexte actuel car ils favorisent le développement d'un commerce local... on pourrait dire que l'on fait, ainsi, d'une pierre, deux coups ! Une association charitable française sert dorénavant de courroie de transmission à cette forme de soutien.

Passer quelques instants avec Mireille, c'est comme cheminer le long d'un ruisselet qui se transforme progressivement en cascade puis en torrent fougueux, indifférent aux obstacles que le paysage dresse sur son passage... Cet épanchement d'un coeur sensible vous emporte dans sa conviction que la solidarité humaine donne une issue positive aux situations les plus dégradées...
Les capacités de chacun « à s'en sortir » sont réactivées. Le vieil adage « aide-toi et le ciel t'aidera » se réalise, dès lors, dans toutes ses dimensions.

Témoignage recueilli et rédigé par Germaine DUFRENE-SEQUARIS.
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